samedi 2 janvier 2010

Les rois mages

Le texte de l'Évangile énumère trois cadeaux apportés par Les rois mages, à savoir : l'or, l'encens et la myrrhe. Selon une interprétation théologique traditionnelle, ils se rapportent à trois aspects de Jésus, qui est roi (l'or), qui est Dieu (l'encens utilisé pour le culte), mais qui est aussi véritablement homme, et donc mortel (la myrrhe servait à embaumer les morts).

Les rois mages venant adorer le Christ peuvent symboliser la reconnaissance du christianisme comme religion conforme à la Tradition primordiale (à l'origine de toutes les religions) : les mages venant d'Orient représentent les trois pouvoirs : pouvoir royal (l'or), pouvoir sacerdotal (l'encens) et pouvoir spirituel (la myrrhe). Ces trois pouvoirs correspondent aux trois mondes représentés par les trois couronnes sur la tiare de saint Pierre. Les mages se prosternant devant le Christ signifient que les trois pouvoirs reconnaissent l'orthodoxie du christianisme par rapport à la Tradition primordiale.

L'Evangile arménien de l'enfance donne aux rois mages les noms de Gaspard, Melchior et Balthazar


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mardi 15 décembre 2009

La conversion

Jean-Baptiste donnait un baptême de conversion, il exhortait à changer de comportement, à changer quelque chose dans la vie. Mais ce baptême n'effaçait pas le péché, ce n'était pas un sacrement. Il était venu pour préparer le chemin du Seigneur. Les foules demandaient à Jean: "Que devons-nous faire?" Que devaient-ils faire pour préparer la venue du Messie?
Les catéchistes peuvent également se poser la question: "Que devons-nous faire?" Pour répondre à cette question nous pouvons retenir trois valeurs, à savoir: la connaissance, l'amour, et l'exemple.
LA  CONNAISSANCE
Ne restez jamais sur vos acquis, soyez curieux, faites des efforts pour vous documenter. Par exemple, lisez le catéchisme de l'église catholique; la bible.
L'AMOUR
L'amour doit exister entre vous, rendez-vous visite. Formez un véritable corps de catéchistes. Aimez les catéchumènes. Vous remplacez leurs parents. Ne faites pas de différences entre les catéchumènes. Ne soyez pas violents envers eux. Le catéchiste doit être un père ou une mère pour le catéchumène qu'il forme.
L'EXEMPLE
On enseigne mieux par l'exemple. Vous exercez votre sacerdoce. Vous êtes prophètes, c a d des gens qui parlent de Dieu et vivent ce qu'ils enseignent. Donnez par vos conduites des exemples de pratique religieuse.

 

 
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samedi 5 décembre 2009

Le jour du Seigneur

Frères et soeurs, vous connaissez celui qui vient ; considérez maintenant d'où il vient et où il va. Il vient du coeur de Dieu le Père dans le sein d'une Vierge Mère. Il vient des hauteurs du ciel dans les régions inférieures de la terre. Quoi donc ? Ne nous faut-il pas vivre sur cette terre ? Oui, s'il y demeure lui-même ; car où serons-nous bien sans lui ? « Qu'y a-t-il pour moi au ciel, qu'ai-je voulu sur la terre, sinon toi, le Dieu de mon coeur, mon partage à jamais ? » (Ps 72,25-26)...

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vendredi 4 décembre 2009

ô Christ, Maître qui sauves les âmes

Maître, ô Christ, Maître qui sauves les âmes,
Dieu, Maître de toutes les Puissances visibles et invisibles,
parce que Créateur de tout ce qui est dans le ciel,
et de ce qui existe au-dessus du ciel,
de ce qui est sous la terre,
mais aussi de ce qui est sur la terre...
Tu tiens tout dans ta main,
car c'est ta main, ô Maître, cette grande puissance
qui accomplit la volonté de ton Père,
qui forge, réalise, crée
et dirige nos vies de manière inexprimable.


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L'année liturgique

L'année liturgique propose aux chrétiens de revivre, au cours d'une année, l'ensemble de la vie du Christ et de l'histoire du salut. Elle commence le premier dimanche de l'Avent (cette année le 29 novembre 2009) pour s'achever le dimanche du Christ-Roi.

Les lectures bibliques du dimanche sont réparties sur trois années A, B et C. Chaque année propose une lecture presque continue de l'évangile:
de saint Matthieu, l'année A;
de saint Marc, l'année B;
de saint Luc, l'année C.

samedi 8 août 2009

L’amour inconditionnel

Osée 2, 16-22
S’il est facile de déclarer à une personne : « Je t’aime », la manifestation de cet amour en acte reste problématique.
Dans le texte qui nous intéresse, le prophète Osée vit une expérience conjugale douloureuse : sa femme s’est détournée du Dieu vivant pour le culte des dieux païens où l’on pratique la prostitution sacrée. Ce qui est frappant c’est que Osée n’a pas congédié sa femme, il s’est efforcé de reconquérir son amour et sa foi.
Dieu agit envers son peuple qui le délaisse pour les faux dieux comme Osée envers sa femme infidèle. Dieu est prêt avec son peuple, avec son Eglise, avec chacun de nous à faire table rase du passé, à renouer une intimité nouvelle et définitive, à nous apporter ce qui toujours nous manque : la connaissance d’un Dieu qui n’est qu’amour, tendresse, justice et fidélité.

C’est le lieu de nous interroger sur notre manière de réagir lorsqu’un frère ou une sœur nous offense. Rendons-nous le mal pour le mal ou tendons-nous la joue gauche lorsqu’on nous gifle sur la joue droite ? Quelque fois nous disons qu’il faut faire subir à l’autre le mal qu’il nous a fait pour l’amener à prendre conscience de ce qu’il a fait. Mais en agissant ainsi nous nous éloignons de la voie du Seigneur qui nous recommande le pardon.
C’est aussi le lieu de nous interroger sur la manière de traiter ceux qui quittent l’église catholique pour les sectes. Certes l’église catholique est l’église même du Christ, à en croire les propos de Christ à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Matthieu 16, 18), mais nous devons faire preuve de douceur, d’humilité comme le prophète Osée pour reconquérir leur foi.
Quant aux couples, il importe de souligner que comme dans tous les couples, il y a probablement dans le nôtre des heurts, des incompréhensions et des silences. Pour les assumer, prenons des moments de cœur à cœur entre nous et de prière ensemble.

Au total, notre amour doit se traduire par des actes concrets. A ce propos, il faut savoir pardonner, partager, se rendre disponible, rendre service, rechercher la réconciliation au lieu de la vengeance. Dans tous les cas, ceux qui sont offensés (Dieu, Osée) ne subordonnent pas la réconciliation à la demande de pardon de la part de ceux qui ont commis l’offense.

dimanche 19 juillet 2009

La vigilance du peuple de Dieu

Sagesse 18, 6-9
Les Hébreux à force de se multiplier deviennent de plus en plus forts en Egypte. Cette situation fait peur à Pharaon qui se propose de les affaiblir par les travaux forcés.Persécutés et humiliés par Pharaon, les fils d’Israël sont alors chargés d’exécuter tous les travaux pénibles en Egypte. Le peuple a bâti pour Pharaon des villes-entrepôts, à savoir Piton et Ramsès. Comme si cela ne suffisait pas, Pharaon qui ne craint pas Dieu ordonne aux sages-femmes des Hébreux dont l’une s’appelle Shifra et l’autre Poua, de faire mourir tous les garçons nouveaux-nés d’Israël. Par crainte de Dieu, celles-ci refusent d’obéir à Pharaon. Ce dernier ordonne alors aux Egyptiens de jeter au fleuve tout garçon nouveau-né d’Israël.

I- La vigilance des fils d’Israël
Ce qui est frappant, c’est que malgré la misère, les souffrances endurées et les humiliations subies, le peuple d’Israël ne s’est jamais détourné de la face de Dieu. Il a plutôt fait preuve de courage et est resté fidèle à Dieu. Israël n’a jamais désespéré de voir le Seigneur intervenir en sa faveur. Dieu avait promis à Abraham leur ancêtre de délivrer ses descendants de la servitude en Egypte. Cette promesse tenait en haleine les Hébreux opprimés. Aussi lorsque Dieu intervient-il pour les libérer, il les trouve en éveil, vigilants. En somme les fils d’Israël étaient prêts à rencontrer le Seigneur, témoignant ainsi leur amour indéfectible pour Dieu.

II- La vigilance des chrétiens
Aujourd’hui les souffrances du peuple de Dieu ont pour noms : la faim, la pauvreté, le chômage, la prostitution, la félonie, la déception, le découragement, les échecs, les maladies incurables, etc.Le chrétien voit autour de lui les païens prospérer si bien qu’il se demande si Dieu se soucie de lui, si Dieu existe. Et l’on croit pouvoir mettre fin à ses malheurs en se détournant de la face de Dieu au profit des forces occultes. Ainsi, on ne prie plus, on ne fréquente plus l’église. On se tourne vers d’autres dieux pour avoir leur protection en signant des pactes avec Satan (sacrifices humains, etc.).
Ce qu’il faut retenir c’est que Dieu nous veut disponibles, même quand les appels qu’il nous adresse par l’évangile, par l’église ou par nos frères les hommes, nous prennent au dépourvu.
En outre, Jésus nous dit en Matthieu 24, 36-44 : « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va venir… Tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ignorez que le Fils de l’homme va venir. »
Nous sommes ainsi appelés à demeurer vigilants par la louange et la prière.